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C’est à Michele de Lucchi qu’a été confiée la scénographie de cette boucherie avec des tables. L’immense designer italien, l’un des piliers du groupe Memphis qui fit tant pour l’esthétique colorée et graphique des années quatre-vingts, a su faire preuve d’humour et d’humilité en s’attelant à la tâche, lui qui est… végétarien. Mais avec ses fresques évoquant les parties de chasse du monde animal, il nous incite bel et bien à une réflexion sur la frontière entre nature et culture — que les nombreux livres proposés à la lecture au coeur-même de la boucherie permettront logiquement de nourrir. De son côté, Marlène Huet, jeune designer, participe à ses côtés à la direction artistique et création de l’identité graphique, le packaging ainsi que la vaisselle de ce lieu de carne. Le duo franco-italien, entre origines du vivant et nouveautés, voit naître une boucherie d’un nouveau genre : l’Écorcheur.

L’Écorcheur, ou la rude beauté d’un métier ancestral. L’Écorcheur, celui qui, il y a des siècles, abattait puis saignait l’animal, avant de le dépouiller. L’Écorcheur est comme un trait d’union entre hier et aujourd’hui. Cette enseigne, en forme de symbole, résonne également comme une aspiration. Car la mise à mort d’un animal, quel qu’il soit, ne saurait être vue comme un acte ordinaire — encore moins anodin. Elle implique, de la part de chacun (éleveur, commerçant, restaurateur, client), une réflexion et une responsabilisation vertueuse. Depuis deux ans, nos équipes sillonnent la France, à la recherche d’animaux heureux, tout simplement heureux.

Ce souci du bien-être animal était, pour nous, primordial : de l’élevage à l’abattage, en passant par l’alimentation et le transport, nous avons aujourd’hui la certitude que nos bêtes ont vécu et ont été tuées avec dignité, et qu’elles n’ont jamais croisé de quelconques hormones ou organismes génétiquement modifiés.b Veaux, vaches, agneaux, cochons, volailles… c’est bien simple, l’étal de l’Écorcheur tient en deux mots : sain et savoureux. Et c’est cela qu’il est maintenant grand temps de partager. Chez soi ou sur place : au choix.

Mon intervention : Identité visuelle / Branding / Packaging / Arts de la table



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2015
L'Écorcheur

L’Écorcheur, ou la rude beauté d’un métier ancestral. A la fois commerce de proximité, bistrot, bibliothèque, l’Écorcheur se veut en toute simplicité une invitation à manger autant qu’à penser.

2015
L'Écorcheur

Faire cohabiter le design et la tradition du savoir-faire manuel, une meatology aux origines du vivant.

DESIGN PRODUIT / IDENTITE

C’est à Michele de Lucchi qu’a été confiée la scénographie de cette boucherie avec des tables. L’immense designer italien, l’un des piliers du groupe Memphis qui fit tant pour l’esthétique colorée et graphique des années quatre-vingts, a su faire preuve d’humour et d’humilité en s’attelant à la tâche, lui qui est… végétarien. Mais avec ses fresques évoquant les parties de chasse du monde animal, il nous incite bel et bien à une réflexion sur la frontière entre nature et culture — que les nombreux livres proposés à la lecture au coeur-même de la boucherie permettront logiquement de nourrir. De son côté, Marlène Huet, jeune designer, participe à ses côtés à la direction artistique et création de l’identité graphique, le packaging ainsi que la vaisselle de ce lieu de carne. Le duo franco-italien, entre origines du vivant et nouveautés, voit naître une boucherie d’un nouveau genre : l’Écorcheur.

L’Écorcheur, ou la rude beauté d’un métier ancestral. L’Écorcheur, celui qui, il y a des siècles, abattait puis saignait l’animal, avant de le dépouiller. L’Écorcheur est comme un trait d’union entre hier et aujourd’hui. Cette enseigne, en forme de symbole, résonne également comme une aspiration. Car la mise à mort d’un animal, quel qu’il soit, ne saurait être vue comme un acte ordinaire — encore moins anodin. Elle implique, de la part de chacun (éleveur, commerçant, restaurateur, client), une réflexion et une responsabilisation vertueuse. Depuis deux ans, nos équipes sillonnent la France, à la recherche d’animaux heureux, tout simplement heureux.

Ce souci du bien-être animal était, pour nous, primordial : de l’élevage à l’abattage, en passant par l’alimentation et le transport, nous avons aujourd’hui la certitude que nos bêtes ont vécu et ont été tuées avec dignité, et qu’elles n’ont jamais croisé de quelconques hormones ou organismes génétiquement modifiés.b Veaux, vaches, agneaux, cochons, volailles… c’est bien simple, l’étal de l’Écorcheur tient en deux mots : sain et savoureux. Et c’est cela qu’il est maintenant grand temps de partager. Chez soi ou sur place : au choix.

Mon intervention : Identité visuelle / Branding / Packaging / Arts de la table